15 Avr Maitrisez vous les sources d’inflammation de chacune de vos zones ATEX ?
Nombre d’industriels utilisent des solvants dans leurs cabines de peintures. Mais le risque ATEX est il systématiquement bien maitrisé ?
Les solvants ont des énergies minimales d’inflammation faibles. Une simple décharge électrostatique suffit à initier une ATEX.
Elle est due au phénomène de :
– Charge,
– Accumulation des charges dans un matériau,
– puis décharge d’électricité statique.
Les charges peuvent être provoquées par :
– Frottement (ou contact/séparation) entre deux matériaux différents dont l’un au moins est isolant, ces matériaux peuvent être des solides ou des liquides,
– Par influence au voisinage d’un élément déjà chargé électriquement (les charges de signes opposés s’attirent),
– Par contact et transmission.
L’accumulation est produite :
– Dans des matériaux conducteurs non reliés à la terre,
– Dans des matériaux isolants de résistivité > 10 7 Ohm.m. (Dans un matériaux isolant la constante de temps de décharge est trop importante, pour que les ions puissent être évacués)
Les décharges peuvent être :
– Un arc électrique entre 2 matériaux conducteurs à des potentiels différents,
– Étincelle entre un matériaux isolant et un corps conducteur éventuellement relié à la terre,
– Glissante de surface dans un matériau isolant fortement chargé,
– Ou de cône pour des céréales ou des farines dans un silo.
Votre évaluation des risques ATEX examine t-elle le risque lié à l’énergie électrostatique ainsi qu’aux 12 autres sources d’inflammation possible : pour chaque zone ATEX la maitrise de chacune des treize sources d’inflammation doit être étudiée !
